La petite histoire du Tournoi

La petite histoire du Tournoi

La petite histoire du
TOURNOI INTERNATIONAL U15 Filles
de CHANTEPIE

Vous trouverez mon historique officiel dans la rubrique correspondante.

Ma création, les dates marquantes de ma déjà longue vie, les différentes équipes et nations qui m’ont fait le grand plaisir de venir se rencontrer sous mon autorité bienveillante et enrichir ainsi ma notoriété, quelques chiffres, quelques noms, etc… mais en marge de ces éléments officiels, je voudrais vous raconter des choses au moins aussi importantes, vous faire partager ma petite histoire…
Je suis bien sûr connu comme un tournoi de haut niveau, mais je suis aussi apprécié pour la qualité de mon organisation, de mon accueil. C’est ce mix entre compétition, esprit sportif et convivialité qui fait ma réputation.

Je suis avant tout une formidable aventure humaine.

Didier (Croc) m’a mis au monde en 1993. Il voulait que je lui permette d’emmener des équipes de jeunes de la section basket participer à des tournois lointains. Faire découvrir aux enfants, des pays, des gens, des coutumes différentes ; son idée m’a bien plu, et je me suis épanoui au fil des années sans jamais trahir sa volonté. Mais tout seul, je ne pouvais pas faire grand’ chose ! Alors une famille s’est constituée autour de moi, pour me structurer afin de m’aider à grandir. Des commissions ont été mises en place, chacun son travail, chacun sa part, et d’après ce que je peux constater, du plaisir pour tout le monde. J’ai maintenant plus de vingt ans, et beaucoup sont encore là autour de moi. De temps en temps, certains membres sont contraints de quitter la famille, mais ils sont toujours présents dans mon cœur  et aussitôt remplacés par des nouveaux… Il y a une commission que j’aime bien, c’est celle qui me donne mon argent de poche… Ils sont six, et tous les six, ils sont là depuis ma naissance ! Ce sont eux qui démarchent nos sponsors… Et c’est grâce à eux que je peux financer le voyage des enfants, ainsi que leur entraineur diplômé… Alors, j’espère qu’ils continueront longtemps, mais ils me disent qu’ils auraient besoin de se reposer, de « passer la main » comme ils disent, et qu’il faut que je leur trouve des remplaçants. Si vous voulez m’aider, je vous accueillerai avec joie.

Avec Didier, on a eu la chance de découvrir la vie des pays de l’Est. D’abord à Chantepie, avec Strakonice et Kyrov, et les départs des bus, contrariés par les jeunes du club qui leur faisaient barrage… j’en ai encore des frissons !  Les joueuses qui arrivaient avec leurs petites chaussures de tennis d’un autre temps, au point que certaines familles d’accueil leur offraient une paire de baskets… Puis lors de nos déplacements à Prague, Strakonice ou Kladno, la découverte de villes fraichement ouvertes vers l’Ouest… Je me rappelle la tête des jeunes Cantepiens devant les portions servies au réfectoire… heureusement, les soutes du bus contenaient quelques précieuses provisions ! Quel grand écart, quand j’ai pu comparer ces équipes avec celle des Finlandaises qui arrivèrent en avion, et toutes en tenue officielle au top ! C’est Didier qui a du ramener à ses parents accompagnateurs, une joueuse toulousaine qui avait confondu l’eau minérale avec un mélange un peu plus détonnant ! Avec lui aussi, nous avons fait la connaissance de l’espionnage sportif, avec la venue de la première équipe Anglaise de Brighton dont un accompagnateur avait une caméra rivée à son œil… C’est Didier aussi qui a vécu un incident peu commun, une monture de lunettes plantée dans le crâne d’un jeune Cantepien, à la suite de la réception malencontreuse d’un ballon perdu…
Au fait, Didier, je me souviens qu’en 1993, dans l’équipe de la sélection 35, il y avait une certaine Edwige Lawson-Wade, un présage ?

Quand j’ai eu 5 ans, Didier m’a confié à un nouveau  chef de famille, et pendant 8 ans, j’ai grandi avec Jean-Yves (Berthier), le prof de maths ! Il en a écrit des choses bizarres au tableau, budget, dépenses, accueil, équipes, programme, règlement… je ne comprenais pas tout ! Il a eu l’idée de baptiser ma famille, il l’a appelée OTI (Organisation du Tournoi International). C’est parce qu’il pensait qu’en devenant grand, il fallait que j’ai un nom pour moi tout seul… C’est Jean-Yves qui a du gérer les projets d’évasion élaborés pour quelques joueuses par les responsables de l’équipe albanaise ! C’est avec Jean-Yves que j’ai découvert, un Dimanche matin, au lendemain de ma célèbre « soirée festive » une semi-remorque d’arbitres, ou plutôt, le groupe des arbitres endormi dans la remorque d’un gros camion… Ils avaient l’air un peu fatigués, mais drôlement contents ! Depuis, j’ai grandi, et ces arbitres, quand j’y pense, je leur dois beaucoup… Ils sont officiels et toujours volontaires malgré qu’ils soient bénévoles. Ils ont l’air bien avec moi… C’est avec Jean-Yves aussi, en 1999, que j’ai eu la fierté d’accueillir l’équipe nationale du Luxembourg... comment les reconnaître en gare de Rennes ? En fait, les filles sont arrivées en survêtements bleu-blanc-rouge avec valises assorties, impossible de les rater ! Cette même année, l'émotion quand, le Samedi soir, une joueuse italienne de CASATI a interprété, lumières éteintes dans une salle scotchée, l'air du Titanic... à pleurer ! Grand moment également, l’année suivante, avec la rencontre avec Pierre BERBIZIER, sélectionneur de l'équipe de France de rugby qui accompagnait sa fille qui jouait avec l'AS Tournefeuille de Toulouse... le soir où le Stade Toulousain est devenu champion de France. Et aussi le regard émerveillé des petites polonaises, qui n'avaient jamais vu la mer, à leur retour de Saint-Malo ! Et la fête, en 2002, pour mes 10 ans ! La préparation de la salle avec le grand filet accroché aux deux paniers, qui devait contenir des centaines de ballons, c’était une idée de Serge, vous savez, Sergio, l’animateur des mes soirées festives... tous gonflés à la bouche les ballons... quelle rigolade ! L’arrivée du gâteau d’anniversaire, porté par mes présidents successifs et le lâcher des fameux ballons ! Merci Jean-Yves pour tous ces merveilleux souvenirs ! Un jour, j’ai eu du chagrin, il m’a annoncé que c’était fini entre nous, qu’il voulait prendre du recul ! Mais il m’a rassuré en me disant que Tonton Charles et ses complices Béatrice, Dominique et Fabienne allaient bien s’occuper de moi…

Charles (Linares) et ses amis, à leur tour, m’ont accompagné pendant 3 ans. Ils ont du gérer mes frasques d’adolescent… Je lui en ai fait voir à Charles ! Les Tchèques qui arrivent avec une de leurs voitures infestée de gaz d’échappement, avec un pot d’échappement complètement éclaté ; il a du y passer des heures, Charles, avec Dominique, pour remettre en état la voiture afin qu’elle puisse rejoindre Prague le Dimanche soir. L’arrivée à Coubertin des deux équipes d’Alcala dans une ambiance de folie qui n’est pas retombée du week-end, au grand désespoir de la direction du Campanile. L’équipe de Sétif, que nous avons attendue jusqu’au bout, mais les Algériennes qui ne sont jamais arrivées… et la soirée des bénévoles, un certain Dimanche soir, avec le karaoké de Régie 2000 et son jeu du ballon… mémorable, comme cet autre Dimanche soir, à l’heure où les feux s’éteignent et ou la tension baisse, avec le « petit dernier » offert par Joël, notre gardien, un grand cru… Tout cela, finalement, n’était que des péripéties, et Charles sourit encore en se rappelant celle concernant les Italiens qu’il avait hébergés, quand il était famille d’accueil, 2 coachs, un homme et une femme. Deux chambres avaient été préparées, ne connaissant pas leur situation…  et Charles de s’enquérir, voulez-vous une chambre ou deux ? A cette question, l’Italien, très sûr de lui, de répondre : 1 ! Mais la jeune femme aussitôt de corriger : non, non, 2 !!! Cassé le garçon !!!

Que de souvenirs, Charles aurait bien voulu continuer à s’occuper de moi, mais il n’avait plus assez de temps, donc il me fit savoir que c’était fini entre nous…

L’année suivante, en 2009, « Les Filles », comme on les appelait, ont été comme mes nounous pendant qu’on recherchait un nouveau responsable, et peut-être un nouveau souffle. Bien drivées par tonton Charles, elles se sont bien débrouillées et surtout elles m’ont permis de poursuivre mon histoire… Leur jeunesse a permis à quelques nouveautés de voir le jour, les mascottes, les frites, les concours de tirs et le jeu du ballon suspendu. Je leur ai permis aussi de s’affirmer et de prendre des responsabilités face aux seniors pas toujours disciplinés ! Pas facile quand on a la vingtaine, de mener une réunion avec une famille parfois dissipée ! Mais la famille les avaient adoptées, et elle les protégeait dans un climat rempli d’affection… Merci encore à vous, Solène, Sandra et Cloé. Merci « les filles » !

Tandis que je devenais majeur, Alain (Bouttier), que je connaissais bien car il faisait partie de ceux qui me donnaient mon argent de poche depuis mon plus jeune âge, m’a adopté. Il m’a fait comprendre que j’étais grand maintenant, et qu’on pouvait faire de belles choses ensemble… mais il m’a fait peur en me parlant de rigueur, d’autonomie… il m’a même affublé de deux acolytes, le kifekoi et le kankoiki ! Mais, en fait, j’ai eu l’impression que ça aidait ma famille à mieux préparer les choses…

On parlait de moi de plus en plus, et j’ai même été très honoré, en 2012, d’être officiellement « agréé » par la FIBA, la plus haute instance européenne, qui m’a classé dans le « top ten » des Tournois Européens de Jeunes… cette année là, c’était mon anniversaire, 20 ans ! Quelle belle fête ! Un feu d’artifice a été tiré pendant la Cérémonie de Clôture pour célébrer ce grand jour… Il y avait 3 continents à se déplacer pour venir me voir. L’Algérie était là, avec Setif, dont les petites joueuses découvraient un monde nouveau, et moi, qu’il n’était pas simple de jouer au basket avec un voile intégral comme tenue de sport ! Même la Chine était là aussi, avec sa délégation de Jinan hyper disciplinée et toujours, ou presque, sous contrôle. Pendant la soirée, un signal de leur responsable, et hop, elles se sont lâchées ! Qu’elles étaient heureuses de pouvoir partager ces moments inhabituels pour elles avec leurs copines ! Comme je leur avais demandé, elles ont offert à mon nombreux public un spectacle digne des meilleurs chorégraphes ! J’étais fier quand on parlait de moi dans ma commune de Chantepie… Il a fallu passer par des obligations officielles… d’ailleurs, j’en profite pour dire un grand merci à Monsieur le Maire et à son équipe. Depuis le début, ils ont toujours été là pour donner à ma famille tous les moyens de ma réussite. Grâce à ma notoriété, en 2012 et 2013, j’ai du assurer le gite et le couvert pour 20 équipes ! Pour ma famille, c’était peut-être un peu trop, d’autant que je veux toujours conserver intactes les attentions que je porte à mes hôtes… en fait, tout le monde a été très content, et tout s’est très bien passé ! J’ai reçu plein de gentils messages des équipes qui avaient participé ! Merci à mes logeuses, Dominique et Sylvie et à toutes mes familles d’accueil, car il a fallu héberger plus de 200 personnes… Merci à Marie-Jo et Charles, et leurs amis, qui ont servi plus de 1500 repas à mes convives pendant le week-end…

Mais voilà, Alain m’avait prévenu, il devrait me confier à un nouveau responsable. Alors, après 4 années passées avec lui, il m’a présenté ses successeurs, Béatrice et Rémi. Je suis majeur, maintenant, je vais pouvoir leur montrer ce que je sais faire. Ils ont sûrement plein de nouvelles choses à m’apprendre. Je suis sûr que je vais passer encore beaucoup de bon temps avec eux.

En effet, Béatrice et Rémi ont pris soin de moi pendant 4 années. Ils ont voulu créer de nouveaux outils pour ma promotion, un site web dédié tout neuf sur lequel ils ont raconté mon quotidien, et une plaquette qui était en fait comme mon « press book » et qu’ils ont distribuée à tout le monde… Ils ont réussi à maintenir le nombre d’équipes participantes à 20 ! C’est vrai que maintenant que la famille est habituée, ça se passe plutôt bien… mais mes logeurs, eux, ils voudraient bien qu’il y en ait moins de joueuses à héberger ! Trouver 80 familles, c’est pas toujours évident ! Mais comme toujours, avec l’aide de toute la famille, on y arrive ! Pensez donc que maintenant, depuis plusieurs éditions, on doit refuser des équipes qui veulent participer mais… ça ferait trop, alors, tant pis, elles sont « placées en liste d’attente » comme ils disent… Sur le plan sportif, il y a une chose qui reste à réaliser, c’est un vainqueur qui conserve son titre 2 ans de suite… malgré les tentatives de plusieurs clubs, personne n’y est encore parvenu ! Béatrice et Rémi, pendant ces 4 ans, ils ont consolidé les liens avec nos amis de Jinan, ils sont là chaque année depuis 2013 ! Bravo, je suis content, et je peux constater leurs progrès depuis 5 ans… Je voudrais bien qu’ils gagnent mon trophée, mais les Françaises ne sont pas d’accord ! D’ailleurs, mon trophée reste en France, et depuis 2002 avec la victoire des Belges de Belleflamme, plus aucune équipe étrangère n’a remporté le Tournoi ! Donc, comme prévu, Béatrice et Rémi sont arrivés au bout de leur chemin avec moi… et je vais devoir encore changer de responsable pour ma 26e édition de 2018… j’espère seulement que je pourrai continuer de m’épanouir !

Je vous raconterai plus tard la suite de ma petite histoire…

Dernière mise à jour : Mars 2018


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